Tout est une question de choix

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous réveiller un lundi matin tout bonnement, d’aller prendre votre café, de lire la page couverture du journal rapidement, de cligner les yeux et de vous retrouver devant la journée du vendredi? Moi, ça m’arrive souvent, si ce n’est pas toujours. Je serais portée à appeler ça le train de la vie. On monte à l’intérieur parce qu’on n’a pas vraiment le choix. On n’est pas nécessairement maître de tout ce qui arrive dans ce train. La société dans laquelle on vit présentement nous contraint à y monter. C’est subtil. Tout à fait discret. Le souci avec ce train, c’est qu’on n’est pas responsable de la vitesse à laquelle il peut aller, ni de ceux qui seront à nos côtés pendant le voyage.

train

À quel point on prend le temps de vivre comme être humain? C’est la question que je me pose dans tout ça. On se retrouve souvent avec un mode de vie trop rapide. Un mode de vie qui ne nous permet pas nécessairement de faire les choses comme on le souhaite et d’en profiter pleinement. On regarde autour et tout va aussi rapidement pour les autres. Ils se retrouvent assis dans le même train que nous. Alors on se dit que ça fait partie de la normalité de ne pas s’arrêter pour souffler un peu.

Plusieurs projets arrivent en même temps; on les mène jusqu’à la fin, mais souvent on n’a pas le temps de profiter du résultat parce qu’on est pressé par le train. Tous ces efforts et toute cette énergie qu’on met constamment sans pouvoir en profiter quelques instants.

Aujourd’hui, j’ai décidé de descendre de ce train. Je veux m’asseoir l’espace d’un instant et profiter de ce que la vie m’apporte. Prendre le temps de regarder les gens que j’aime dans les yeux et simplement apprécier le moment sans penser aux mille et une choses que je dois faire. Je veux prendre le temps d’admirer les douces couleurs du printemps qui s’installe. Je veux prendre le temps de me sentir bien et de m’écouter.

On ne choisit peut-être pas de monter dans le train parce que son arrivé  est inattendue, mais on peut choisir d’en descendre lorsqu’on se sent prêt.

Laurie

La face cachée d’Ana

Bonjour, je me présente, je m’appelle Rose Germain et je suis une élève finissante du Collège Jésus-Marie de Sillery. Dans le cadre du programme international, j’ai réalisé une vidéo de sensibilisation sur les troubles alimentaires, principalement l’anorexie et la boulimie.

Au Québec, 115 000 jeunes sont à risque de développer un trouble alimentaire chaque année. Il s’agit de la troisième maladie chronique en importance chez les jeunes et le taux de mortalité annuel causé par l’anorexie est de 12 fois plus élevé que pour toutes les autres causes possibles chez les femmes âgées entre 15 et 24 ans.[1] Et au Canada, une fille sur trois âgée entre 12 et 18 ans est assujettie à des changements au niveau de son alimentation et sa vision de la nourriture.[2]

Veuillez noter que cette vidéo est basée essentiellement sur des recherches fiables et en collaboration avec les intervenants de la Maison l’Éclaircie.

 
[1] PETITPAS, Judith et JEAN, Anick, Les troubles alimentaires, Manuel de l’intervenant. La Boîte à Livre Inc., Canada, 2011, 281 pages.
[2] ANEB, « Troubles alimentaires », Anorexie et boulimie Québec, http://www.anebquebec.com/aneb-ados/p..

Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires: L’obsession détruit, l’équilibre nourrit

« Tu n’as pas faim. Tu es grosse. Tu manges trop. Va falloir que tu bouges davantage si tu manges ça… » Il s’agit de quelques-unes des voix que les personnes souffrant d’anorexie mentale entendent à chaque repas. Durant la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires qui se tient du 1er au 7 février, il importe de faire connaître ces voix afin de mieux comprendre la maladie et les personnes qui en souffrent. Selon un document de la Maison l’Éclaircie, au moins 10 % des Québécoises âgées entre 13 à 30 ans sont affectées par un trouble de l’alimentation sévère. 0,5 % à 4 % souffriront d’anorexie mentale au cours de leur vie [1]. Ma sœur Doris fait partie de ces statistiques. À 12 ans, alors qu’elle était en pleine croissance, elle restreignait sa nourriture et pratiquait des exercices physiques intenses dans le but de contrôler son poids, de sculpter son corps. À 56 ans, malgré le fait qu’elle mange maintenant sainement, chaque repas demeure un supplice.

L’anorexie mentale se définit par un refus de maintenir un poids normal selon sa morphologie et son âge. Dans le cas de Doris, la maladie a pris le contrôle de sa vie durant de longues années. Parmi les signes avertisseurs, une faible estime de soi, l’isolement, la comparaison avec les autres, le perfectionnisme, etc. Les conséquences sont nombreuses, car la dénutrition peut entraîner notamment la perte de cheveux, l’ostéoporose précoce, un débalancement hormonal, l’absence de menstruations, l’angoisse, la dépression. Doris a subi ces impacts malheureux. Comme elle était très mince, chaque fois qu’elle affirmait prendre du poids, nous, ses sœurs, nous lui répétions qu’elle était trop mince, qu’elle devait manger. Sans le savoir, nous alimentions son obsession.

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Photo: Zoé Pouliot-Masse

L’accompagnement des personnes souffrant d’un trouble alimentaire

Selon Josée Maltais, intervenante à la Maison l’Éclaircie, il faut faire preuve d’empathie et être à l’écoute, car les personnes affectées de troubles alimentaires comme l’anorexie, connaissent une grande détresse. Elles ne sont pas empathiques envers elles-mêmes. Mme Maltais conseille d’éviter tout commentaire sur leur poids, sur leur apparence. « Il faut amener les personnes qui souffrent d’anorexie à parler de leurs problèmes afin de reconnaitre l’émotion. Choisissez le bon moment pour parler seule à seule avec la personne, pour ne pas l’humilier. Utilisez le « je ». Il faut aussi la faire se sentir importante et démontrer de l’intérêt pour sa vie personnelle et ses relations avec les autres. Les personnes anorexiques peuvent donner l’impression de manipuler leur proche. Attention! C’est plutôt un mécanisme de défense. » Doris ajoute à ces propos qu’il faut prendre l’obsession au sérieux. « Encore aujourd’hui, à chaque repas je verse des larmes invisibles et silencieuses. Je me pèse au moins 15 fois par jour. Mais ce qui est le plus difficile, c’est de me sentir incomprise. Personne ne comprend que je me trouve trop grosse. Personne ne prend mon obsession au sérieux. »

La Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires est organisée par Anorexie et Boulimie Québec (ANEB) et la Maison l’Éclaircie, avec l’aide de nombreux partenaires. Sous le thème, l’obsession détruit, l’équilibre nourrit, l’évènement vise entre autres à mieux comprendre la problématique des troubles alimentaires et la réalité des personnes aux prises avec cette dernière et leurs proches.

Diane Pouliot

Journaliste retraitée

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http://www.semainetroublesalimentaires.com

1- http://jesigneenligne.com/fr/informations.php

 

Le point sur les résolutions de la nouvelle année

 

Qui dit nouvel an, dit résolutions! En effet, l’arrivée d’une nouvelle année est souvent vue comme un moment propice pour faire une rétrospection des aspects de notre vie qu’on juge négligés et qu’on veut améliorer. Selon le dictionnaire Larousse, le mot résolution signifie « acte par lequel, après réflexion, on décide volontairement d’accomplir quelque chose »1. Que ce soit arrêter de fumer, bouger plus, prendre plus de temps pour soi ou se fixer un objectif précis au travail, plusieurs moyens peuvent être utilisés afin d’améliorer différents aspects de notre vie. Alors que certaines de ces résolutions pourront être tenues à long terme, d’autres seront abandonnées avant même que le mois de janvier ne se termine et amèneront avec elles leur lot de culpabilité.

2017

Prenons la perte de poids, qui se trouve parmi les résolutions les plus populaires. Malgré une bonne volonté, ce type de résolution peut devenir difficile à maintenir dans le temps. Mais pourquoi? Les attentes sont parfois élevées, et les méthodes choisies pour y arriver sont souvent drastiques. Couramment, les gens qui désirent perdre du poids vont recourir à des diètes amaigrissantes ou à toute autre forme de restriction pour contrôler leur alimentation. Celles-ci imposent des règles et laissent rarement place à la souplesse. Cette façon de faire peut être frustrante, et l’envie de briser ces règles peut devenir très présente, ce qui mène bien souvent à des pertes de contrôle. En effet, la privation de certains aliments engendre une véritable obsession envers ceux-ci et peut mener à une surconsommation, se traduisant par une reprise du poids perdu jusque-là2. Cette résolution de perdre du poids n’est pas toujours nécessaire et, bien souvent, on se l’impose, car notre société prône la minceur.

Mettons de côté cet objectif et regardons plutôt des résolutions qui sont saines. Cette année, je vous propose d’être moins rigide dans l’élaboration de vos résolutions en adoptant des comportements alimentaires agréables et qui vous permettent de retrouver une relation plus saine avec l’alimentation. Ce n’est pas une façon magique de perdre du poids, mais plutôt une manière de retrouver son poids naturel, soit le poids auquel le corps fonctionne bien et qu’on réussit à maintenir sans difficulté. Les points suivants sont des suggestions de comportements alimentaires à adopter; des façons d’apprécier les aliments en étant davantage à l’écoute de son corps et de ses goûts.

Être à l’écoute de ses signaux de faim et de satiété :

Lorsque le corps a besoin d’énergie, il envoie des signaux de faim (ventre qui gargouille, baisse d’énergie, maux de tête, etc.). Au fur et à mesure que la nourriture est ingérée, le ventre se remplit, le goût envers les aliments diminue et un regain d’énergie se fait sentir; ce sont les signaux de satiété. Il faut donc être attentif à ces messages que le corps nous envoie, car il sait ce dont il a besoin pour bien fonctionner. Il faut aussi se questionner sur le niveau d’intensité de ces signaux, car il est préférable de manger lorsque le niveau de faim est modéré et d’arrêter lorsqu’on se sent juste assez rassasié. En effet, on peut être porté à manger plus que notre faim et à manger rapidement sans apprécier le goût des aliments en étant affamé et, à l’opposé, se sentir trop plein. Il peut aussi nous arriver de manger sans avoir faim. Ce n’est pas grave, et il ne faut pas se culpabiliser, mais plutôt se questionner sur les véritables raisons qui nous poussent à manger en l’absence de faim ou au-delà de notre satiété.

Prendre le temps de manger :

Il y a un délai d’environ 20 minutes3 avant que le signal de satiété se rende au cerveau. Pour être en mesure de respecter ce message de rassasiement, il est donc préférable de manger lentement. Pour ce faire, déposez votre fourchette entre les bouchées, mastiquez bien les aliments, prenez des gorgées d’eau entre les bouchées, etc. Manger lentement permet également de savourer davantage les aliments.

Avoir du plaisir en mangeant avec tous vos sens :

Manger implique plusieurs sens; pas seulement celui du goût. En effet, on peut manger avec les yeux, mais aussi avec les oreilles, le nez et les mains. Quoi de plus agréable que d’entendre le craquement des croustilles, de sentir un gâteau au chocolat fraîchement sorti du four ou la sensation moelleuse d’une guimauve. De plus, appréciez le contenu de votre assiette en choisissant des aliments que vous avez le goût de manger, en utilisant de la belle vaisselle, en mangeant dans un environnement agréable et en évitant toute distraction (télévision, cellulaire, etc.) si celles-ci vous empêchent d’avoir pleinement conscience du moment où vous mangez.

Pour plus d’informations, je vous invite à visiter le blogue de Karine Gravel, docteure en nutrition qui s’intéresse notamment aux plaisirs alimentaires et aux préoccupations à l’égard du poids corporel4.

Marilie Gauthier, nutritionniste

 

1.Résolution. (s.d). Dans Dictionnaire Larousse en ligne. Repéré à                   http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%C3%A9solution/68651

  1. Ouwens, M. A., van, S. T., & van,. S. C. P. F. (Janvier, 2003). Tendency toward overeating and restraint as predictors of food consumption. Appetite, 40, 3, 291-298.
  2. Tremblay-Lebeau, A. (Juillet, 2012). Être à l’écoute des signaux de notre corps. Repéré à http://www.anebquebec.com/blogue/2012/07/17/etre-a-lecoute-des-signaux-de-notre-corps/
  3. http://www.karinegravel.com/

Quand la culpabilité prend toute la place : comment survivre aux fêtes?

Chaque année, à l’approche de Noël et du jour de l’an, on se prépare aux réunions entre collègues, entre amis ou en famille, qui se déroulent bien souvent autour d’un repas à partager. Manger rassemble les gens et les fêtes sont une belle occasion de passer du temps avec ceux qui nous sont chers. C’est une période de l’année riche en traditions qui forgent certains de nos plus beaux souvenirs. Cette saison de festivités amène aussi son lot de culpabilité, plusieurs pensant déjà au chiffre grimper sur la balance en janvier. Pour d’autres, l’abondance de nourriture fait place à un profond sentiment d’anxiété.

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Crédits photo: Caroline Cloutier

Festins des fêtes et prise de poids 

Ce sentiment de culpabilité, cette petite voix qui nous ordonnent de nous contrôler et d’éviter les desserts sucrés qui nous font soi-disant engraisser, on aimerait la faire taire et simplement savourer chaque instant. Mais quand la crainte de prendre du poids est trop envahissante, cette petite voix prend toute la place. Alors qu’elle nous incite à nous restreindre, la tentation n’est que plus grande. Hasard? Au contraire, car la restriction et l’interdit sont tellement plus attirants. Et si je vous disais de ne pas penser à un éléphant rose, à quoi penseriez-vous…?

Pourtant, les fêtes ne sont pas nécessairement synonymes de prise de poids. En respectant nos signaux de faim et de rassasiement, aucun aliment n’a le pouvoir de nous faire prendre ou perdre du poids. La faim, c’est un signal que notre corps a besoin d’énergie, qui se ressent entre autres par un gargouillement, un creux dans l’estomac. Le rassasiement, plus discret, se ressent lorsqu’on se sent bien et lorsque l’envie de manger se dissipe. Qu’on parle d’une pointe de tarte au sucre, ou de la tourtière de grand-maman, une partie de l’énergie est utilisée et une autre partie est convertie en déchets qui seront éliminés. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le total d’énergie ingérée qui fait une différence sur la balance et lorsqu’on dépasse notre point de rassasiement, les surplus d’énergie sont emmagasinés et serviront de réserve d’énergie pour notre corps.

En prévision d’un souper plus copieux, on pourrait être tentés de sauter le diner, ou encore le déjeuner du lendemain. Toutefois, lorsqu’on saute un repas, cette mise en réserve est augmentée. En fait, un tel comportement augmente la faim et nous risquons de nous retrouver affamés au repas suivant, accélérant le rythme auquel nous mangeons et augmentant alors la quantité de nourriture consommée. De plus, le fait de sauter un repas incite le corps à se mettre en mode économie d’énergie, se préparant à stocker plus de graisses au repas suivant. Pas fou, quand même, car sans ces mécanismes de défense, l’homme n’aurait jamais survécu si longtemps!

Apprendre à s’écouter

Je ne prétends pas présenter une solution simple en encourageant l’écoute de ses signaux de faim et de rassasiement pour faciliter la gestion du poids. Être à l’écoute de nos besoins, c’est plus facile à dire qu’à faire. En fait, c’est un apprentissage continu qui devrait être fait sans jugements à l’égard de soi. En présence d’aliments d’exceptions, on peut facilement être tenté de manger plus que nécessaire. Toutefois, lorsque les aliments en questions font partie de notre quotidien, il est plus facile de s’arrêter, car nous savons que nous aurons d’autres occasions d’en manger. Pourquoi alors ne pas demander la recette des boulettes de ta tante Ann plutôt que d’en manger à en devenir inconfortable? Il peut s’agir d’une solution pour faire face à l’envie de manger « parce que c’est trop bon ».

Comme l’alcool nous embrouille parfois l’esprit, elle brouille également nos signaux de faim et de rassasiement lorsque notre consommation accompagne un repas. Il peut alors être plus difficile de repérer ce moment, si subtil, où la faim se dissipe. Il peut alors être souhaitable de faire preuve de modération et de limiter notre consommation d’alcool aux repas, sachant qu’elle nuit à l’écoute de nos signaux.

Nos signaux s’adaptent aux besoins de notre corps

Ces soupers entre collègues, entre amis ou en famille restent des moments festifs et il n’est pas rare de dépasser notre point de rassasiement. Bien que l’écoute de nos signaux soit souhaitable au quotidien, inutile de ressentir de la culpabilité s’il nous arrive de les négliger. À la recherche de l’équilibre, notre corps s’adapte aux variations de notre alimentation d’un jour à l’autre. En effet, le lendemain d’un repas plus copieux, la faim se fait plus discrète. Pour faire confiance à notre corps et à ses signaux, encore faut-il les respecter lorsqu’ils se manifestent. Lorsque ceux-ci sont ignorés, ils se dissipent et peu à peu, on se déconnecte des signaux de notre corps. D’autres habitudes nuisent à l’écoute de nos signaux, par exemple lorsqu’on mange en l’absence de faim et qu’on cesse de manger en réponse à un signal externe comme vider son assiette.

À l’approche des fêtes, soyons plus à l’écoute de notre corps. Pour profiter pleinement de cette période de l’année, profitons du moment présent et mettons de l’avant le plaisir plutôt que la culpabilité.

Joyeuses fêtes!

Caroline Cloutier, Nutritionniste

Vous pouvez suivre Caroline sur son blogue : http://ccloutiernutrition.com/blogue/

10 moments à savourer pendant le temps des fêtes!

Eh oui! Encore cette année, on se surprend à entendre de la musique de Noël dans les magasins vers la fin de novembre, ou peut-être même qu’une de nos amies a monté son sapin le lendemain de l’Halloween en bombardant de photos les réseaux sociaux, et là, on se rappelle que bien oui, Noël arrive!

À travers toutes nos occupations, il est facile de voir le temps des fêtes comme un stress de plus à tout ce qu’on a déjà à faire, parce ça rime avec aller magasiner des cadeaux, décorer la maison, préparer les soupers de famille, aller aux partys de job, et j’en passe… Mais si au lieu de percevoir le temps des fêtes comme un fardeau de plus, on considérait ce moment de l’année comme une occasion de faire une pause et de prendre du temps pour soi? Tout n’a pas besoin d’être parfait! Ce n’est pas grave si l’on n’a pas eu le temps de cuisiner notre traditionnel sucre à la crème ou d’accrocher (les mautadites) de lumières sur le toit de notre maison.

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L’essence du temps des fêtes est dans les moments passés avec nos proches, et cela n’a pas besoin d’être compliqué! Pourquoi ne pas se permettre de rester en pyjama (de Noël préférablement) si ça nous chante et de regarder des films de Noël toute la journée! Profitons de cette période de CONGÉ pour faire des activités que nous aimons, qui nous font du bien et qui sont souvent si simples! Voici 10 idées d’activités du temps des fêtes qui, pour la plupart, nous rappellent tous nos meilleurs souvenirs d’enfance :

  1. Décorer le sapin en famille tout en écoutant de la musique de Noël (en chantant à tue-tête, bien sûr!)
  2. Aller glisser avec les bonnes vieilles Crazy-Carpet!
  3. Faire des bonshommes de neige (si vous avez la fibre d’architecte, lancez-vous dans la construction de fort ou de château de neige, un projet beaucoup plus sérieux!)
  4. Aller patiner à la patinoire extérieure du quartier
  5. Faire une petite excursion en forêt, soit à pied, en ski de fond ou en raquette
  6. Dévaler les pentes de ski
  7. Boire du chocolat chaud AVEC des guimauves (préférablement après activités extérieures)
  8. Cuisiner les fameuses recettes traditionnelles en famille
  9. Laisser aller notre créativité et faire des bricolages de Noël avec les tout-petits
  10. Préparer des jeux et des activités amusants pour le réveillon (dans le but d’un peu ridiculiser quelques mononcles et matantes…)

Bon temps des fêtes! Décrochez et amusez-vous!

Marie-Andrée Cheney

Vouloir être à son avantage, est-ce un crime?

Je vous rassure tout de suite, vouloir cacher le bouton qui nous est sorti au milieu du front un lundi matin n’est certainement pas un crime. Il n’est pas plus question d’un crime lorsqu’on désire bien se sentir en portant une nouvelle paire de souliers à talons hauts en allant au restaurant le vendredi soir (sauf peut-être pour les pieds, après quelques heures de torture). Flâner chez Séphora pendant 30 minutes pour sentir de nouvelles fragrances ne fait de personne un criminel, ni même acheter ce nouveau parfum qui nous plait tant.

Rendu ici, vous vous dites sûrement « Mais alors, où est le problème? ». Et bien voilà. Le crime, c’est l’industrie de la mode et des cosmétiques qui vend des parfums en nous montrant des femmes quasi-nues (parce que malheureusement pour notre société, c’est ce qui vend). C’est cette même industrie qui fait la promotion de crèmes anticellulites miracles, en vous montrant les résultats sur les jambes de jeunes femmes de 15 ans. En voyant ces publicités, il se peut qu’on oublie le but LUCRATIF derrière ces campagnes de marketing. Parce qu’on s’entend, leur but est de faire le plus d’argent possible, pas le plus de ventres raffermis possibles.

Je vous lance une petite réflexion : quelle place prend cette recherche de la beauté, ou plutôt la beauté telle que proposée dans les médias, dans votre vie? Puisque le problème, c’est l’idéal de beauté proposé, mais c’est aussi la place que prend cette préoccupation dans votre tête, dans votre journée et dans votre vie. Prenez le temps d’analyser l’impact de cet idéal de beauté sur votre quotidien. Peut-être qu’il est minime. Mais peut-être aussi que cet idéal de beauté influence votre humeur, vos réactions et même votre santé mentale.

Mon seul conseil, c’est le lâcher prise, parce que ce n’est pas sain qu’un fichu bouton gâche votre journée et vous pousse à annuler votre sortie entre filles.

Parce que le crime, c’est de se cacher derrière un maquillage, plutôt que d’exprimer sa créativité à travers celui-ci. Le vrai crime, c’est la pression sociale de se maquiller.

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Crédits photo: Bach illustrations