Comment vivre un bel été en tant que proche

La période estivale peut être difficile pour les personnes qui vivent un trouble alimentaire. À noter que chaque personne vit cette période différemment et peut être affectée par différents aspects. Par exemple, elle peut être anxieuse à l’idée de devoir mettre des vêtements qui couvrent moins le corps (maillot de bain, camisole, short, etc.), de devoir manger plus souvent au restaurant lorsque la famille est à l’extérieur, de perdre leur routine, de faire certaines activités, etc. Ainsi, il est important d’avoir des attentes réalistes dans ce contexte, car cette période peut être vécue difficilement par les autres membres de la famille ou conjoint(e). Il se peut que les vacances ne se passent pas exactement comme prévu. Il faut donc mettre l’accent sur les bons moments.

 

Les plaisirs de l’été

Il est important de prévoir des moments agréables en famille ou en couple où l’activité principale n’est pas seulement le partage d’un repas. Vous pouvez vous poser les questions suivantes : qu’est-ce que les vacances représentent pour moi? Quelles activités j’aime faire? Quels lieux me font sentir bien? Qu’est-ce qui me fait décrocher? Est-ce qu’il y a des traditions familiales auxquelles je tiens? Etc.

Il peut être une bonne option de s’asseoir toute la famille ensemble ou en couple et discuter de ce que chaque personne a le goût de faire pour les vacances. Il est évident qu’il faut prendre en compte les contraintes, parfois de santé, de la personne qui vit un trouble alimentaire, mais il est aussi important de prendre en considération les autres membres de la famille. Les frères et sœurs peuvent développer des sentiments négatifs envers la personne qui vit un trouble alimentaire, car ils ont l’impression d’être délaissés ou qu’ils sont limités dans leurs activités. Ce peut donc être un bon moment pour parler de ses émotions et trouver des solutions (compromis) qui vont plaire à tous. Le simple fait d’être entendus peut diminuer leurs émotions négatives.

Prenez un ou des moments de répit seul(e), en couple, avec des ami(e)s ou avec vos enfants. Il se peut que vous vous sentiez coupable de laisser la personne qui vit un trouble alimentaire pour un après-midi, une journée ou quelques jours, mais il est important de prendre ces moments pour prendre soin de vous et la période estivale peut être un bon moment pour faire des activités qui vous plaisent. Rappelez-vous que votre propre épuisement a des effets sur la personne souffrant d’un trouble alimentaire. L’épuisement peut, entre autres, augmenter les conflits au sein de la famille ou du couple et rendre ardu l’expression des émotions vécues de part et d’autres.

Encouragez la personne qui vit un trouble alimentaire à faire des activités et à voir ses ami(e)s. Ce peut être une bonne période pour sortir de l’isolement si jamais c’est le cas. Faire des activités physiques pour le plaisir (ex : roller, randonnée, volley-ball, baignade, etc.) pour diminuer les pensées axées sur la performance ou la perte de poids.

Pour les vacances à l’extérieur du pays, il faut parfois prendre des précautions supplémentaires. Si la santé physique de votre proche est affectée par le trouble alimentaire, vous pouvez demander conseil aux professionnels de la santé qui l’accompagnent à savoir s’il est sécuritaire de prendre des vacances à l’extérieur du pays. Vous pouvez également vous informer auprès de votre compagnie d’assurance pour les frais d’annulation ou les frais de soins médicaux à l’étranger dans ce contexte.

 

L’alimentation

Concernant la prise de repas, il est important de garder vos habitudes alimentaires. L’été est souvent la saison des barbecues, des soupers hot-dogs, des épluchettes, des pique-niques, des cornets de crème glacée, des guimauves sur le feu, etc. Si la personne vivant un trouble alimentaire n’est pas à l’aise avec le repas, vous pouvez lui présenter d’autres choix ou lui laisser préparer sa propre assiette. Mettez plutôt votre énergie sur le plaisir d’être ensemble.

Avec les vacances, il est normal de délaisser notre routine habituelle. Or, avec une personne qui souffre d’un trouble alimentaire, il est aidant de garder le plus souvent une structure alimentaire de 3 repas et 2-3 collations par jour.

 

L’image corporelle

Faire attention aux commentaires concernant le poids ou l’apparence de la personne qui vit un trouble alimentaire, de ceux qui vous entourent ou de vous-même. Il est normal d’avoir certaines insécurités par rapport à son corps quand il est temps par exemple d’aller acheter un maillot de bain, mais il est préférable de ne pas les partager à la personne qui vit un trouble alimentaire. Il se peut que votre proche ait besoin de validation concernant son apparence, mais il n’y a aucune réponse satisfaisante. Vous pouvez facilement créer de l’anxiété ou renforcer le trouble. Mettez donc l’accent ailleurs que sur l’image corporelle. Respecter les limites et les choix de la personne (ex : ne pas se baigner).

En espérant que ces quelques trucs vous seront utiles, Bonnes vacances !!

 

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