La fois où je me suis demandé, mais à quoi ça me sert?

La fois où je me suis demandé
Photo: Cassandra

Nous sommes de cette génération où l’une des premières choses que l’on fait c’est : regarder les médias sociaux. Nous le faisons en nous levant le matin, avant d’aller travailler, durant les pauses à école ou au travail, ou pire, pendant les cours ou les heures de travail, en conduisant (fortement non recommandé et à ne pas essayer) et lorsqu’on en attend après quelqu’un ou après quelque chose. Bref, presque tout le temps. Ici je parle non pas seulement de Facebook, mais de Twitter, Instagram, Pinterest, Snapchat, etc. Jusque-là, je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Grâce à eux, je prends des nouvelles des autres, je récolte de nouvelles idées, je me tiens informée de l’actualité parce que je ne prends pas le temps d’écouter les nouvelles en sirotant mon café (probablement quelque chose que je devrais intégrer à ma routine). Vous vous demandez probablement où je me dirige avec cela…. Un jour on m’a dit : « Si tu n’es pas capable de gérer tes émotions en regardant ça [les médias sociaux], ben arrête ».

J’ai tout de suite pensé dans ma tête : «J’ai le droit de vivre des émotions et de m’exprimer sur le sujet, je fais ce que je veux. Si tu n’es pas content, alors change de pièce ». Toutefois, à bien y réfléchir, cette personne n’avait pas tout à fait tort, mais peut-être qu’utiliser des mots plus appropriés aurait été pertinent. Et si les réseaux sociaux nous faisaient aussi vivre des émotions difficiles ? Et je me suis demandé, « mais à quoi ça me sert ? ».

Ici, à cet instant précis, ma tête a fait des milliers de connexions que j’appelle des liens. Des liens entre ce que je vis, ce que j’entends, ce que je vois, ce que les autres vivent au quotidien, le tout bien sûr teinté de ce que je vois en tant qu’intervenante. J’ai compris que certaines personnes ont plus tendance à se comparer aux autres. J’ai aussi constaté que se comparer aux autres, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, amène son lot de perceptions et ces perceptions sont la plupart du temps non-fondées : « Il ou elle est meilleur/meilleure que moi’ », « Il ou elle est plus en forme que moi » et « Il ou elle est plus beaux/belle que moi ». Certaines personnes en viennent à développer des complexes, ce qui affecte directement leur estime personnelle. Prenez le temps de penser à quel point c’est destructeur de croire que les autres sont toujours mieux que vous. Pour certaines personnes, être bombardé de clichés, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, c’est tout aussi dévalorisant que de se faire dire des méchancetés.

Notre pouvoir ?

  • Quel est l’impact de ces images sur moi :
  1. Avant d’ouvrir n’importe quel réseau social, demandez-vous intérieurement comment vous vous sentez?
  2. Après avoir passé du temps sur les réseaux sociaux, demandez-vous intérieurement comment vous vous sentez?
  3. Si votre humeur change ou si votre perception change, il y a ici un indicateur bien précis. Si ces états perdurent, il faudrait peut-être songer à vous désabonner de ce type d’information sans nécessairement vous désabonner de TOUS les réseaux sociaux.
  • Développez votre esprit critique :
  1. Pour quelles raisons consulterais-je ces images?
  2. Quels besoins vais-je combler en regardant ces images?
  3. Quel est l’intention ou le but de celui ou celle qui publie ces images?
  4. Est-ce que j’ai envie d’encourager ces mouvements?
  5. La relation que j’entretiens avec ces mouvements est-elle saine ou malsaine?
  • Prendre position par rapport à ce qui vous est présenté :
  1. Que vivez-vous par rapport à ce que vous voyez?
  2. Écrire publiquement ce qu’on pense et ce, même si on va complètement à l’ opposé du ¾ des messages déjà publiés?
  3. Amener les autres à voir les choses d’un autre angle sans vouloir à tout prix qu’ils changent d’idée. C’est à la fois un défi pour soi de s’affirmer, mais c’est aussi un défi d’accepter que tout le monde puisse ne pas penser comme vous.

Il est important de comprendre que ce n’est pas tout le monde qui vit des émotions négatives en consultant les réseaux sociaux. Nous sommes responsables de l’usage que l’on en fait et nous sommes aussi responsables de l’importance qu’on y accorde dans notre quotidien. Et si on se consacrerait plutôt à autres choses…

Et si ..?

Et si on prenait le temps de se dire ce qu’on apprécie de soi au lieu de regarder ce que les autres ont que nous n’avons pas?

Et si on prenait le temps de regarder et d’apprécier ce qui nous entoure?

Et si on arrêtait d’être convaincus que les autres ne nous trouvent pas assez ci ou assez cela?

Et si on cessait de se juger et de juger les autres?

Et si seulement on prenait soin de nous et de notre santé?

Comme dans toute chose, les réseaux sociaux ont à la fois de beaux avantages, mais aussi de malheureux inconvénients. Toutefois, l’individu possède toujours un pouvoir d’agir. Le pouvoir… à mon sens, il faut se l’approprier puisqu’il ne cognera pas à notre porte pour venir nous aider. C’est à nous de faire de notre quotidien un monde meilleur et il commence dès maintenant; je vous invite à faire le ménage, mais si vous n’êtes pas prêts à poser cette action pour le moment, vous pouvez peser les pours et les contres… Qui sait… Peut-être que si on passe moins de temps à se comparer et à se dévaloriser, on en prendra plus pour apprécier qui nous sommes?

Cassandra

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